samedi 2 décembre 2000

SUR LA COTE D'AZUR

..." quand j'ai compris que , chaque matin, je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur..." Pierre Diot à dû se remémorer bien souvent cette parole de Matisse quand, après trente-quatre années de photos autour du monde, il a choisi , en compagnie de Mireillle, d'ancrer leurs rêves sur une colline des Hauts de Cannes, dans les senteurs puissants des pins et des eucalyptus.
Souhaitant jouer l'indépendance de l'hôtel tout en préservant un accueil chaleureux. Pierre et Mireille ont saisi d'emblée cet air nouveau qui souffle sur l'hospitalité à l'aube de ce nouveau millénaire. Leurs chambres spacieuses, dépouillées juste ce qu'il faut, sont habitées par un mobilier indonésien ou d'inspiration provençale, vêtues de couettes blanches réchauffées de bleu dragée, de Jouy rouge, de jaune tournesol, de brique safrané. Quatre d'entre ellles en rez-de jardin, ont leurs terrasses ponctuées de lauriers-roses. "Lérins", "Porquerolles", "Manosque en duo" rêvent d'iles proches ou de paysages de Giono, ou même de l'Orient des caravanes lorsque leurs songes les entraînent vers "Samarcande", la plus jolie des chambres, qui a donné son nom à la demeure.
Elle refermera vos nuits sous son baldaquin importé d'Asie dans les variations de brun-beige, des coquetteries caraïbes et des bougeoirs à breloques.
Et puis, un calisson, une orangette ou un nougat déposés sur la console comme autant de baisers du soir pour que vos nuits soient douces.
Au réveil, un petit déjeuner gourmand vous attendra sur la terrasse avec, par-delà la pinède, la méditerranée comme une fenêtre toujours ouverte sur le monde.
MARIE DOMINIQUE PERRIN

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